samedi 20 octobre 2007
Brèves politiques et sociales
Initiés parce que responsable
Les patrons privés d'EADS, Lagardère et Daimler, sont accusés, avec de hauts cadres du groupe, de "délit d'initié" pour avoir revendu leurs actions juste avant que leur cours s'effondre.
Quant à l'ex-ministre de l'Économie, Breton, il dit n'avoir rien su des difficultés d'Airbus. Pourtant, l'État, pas plus que Lagardère et Daimler, ne pouvait ignorer une situation dont ils étaient responsables !
Et le gouvernement a laissé la Caisse des Dépôts, organisme d'État, racheter au prix fort, avec de l'argent public, les actions dont Lagardère et compagnie voulaient se débarrasser. Comme il les laisse se débarrasser de 10 000 travailleurs qui, eux, n'y sont pour rien.
Ils veulent des sans-logis invisibles
Des sans-abri ont de nouveau essayé de monter des tentes en plein centre de Paris, notamment en face de la Bourse. La police les a délogés.
L'an passé, le gouvernement avait promis un "droit au logement opposable". Du baratin ! Rien n'a changé, et la police est toujours là pour virer les tentes.
La seule chose qui préoccupe le gouvernement, c'est qu'on voie le moins possible les mal-logés et les sans-logis.
Les "Fondamentaux" du patronat
Devant l'ampleur de l'affaire, le PDG d'EADS a écrit à ses salariés. Le groupe traverse une crise qui, dit-il, "ne porte pas sur les fondamentaux de l'entreprise".
Supprimer 10 000 emplois et permettre aux actionnaires de s'en mettre plein les poches, c'est ça les "fondamentaux" de leur économie.
"Mousquetaires" et pirates des Assedic
Selon la revue Capital, une enquête serait en cours sur des fraudes aux Assedic et à l'URSSAF commises par Intermarché.
Après avoir licencié des cadres, ce géant de la distribution leur ferait faire des "stages de formation" non rémunérés dans ses magasins pendant qu'ils sont payés par l'allocation-chômage.
Sarkozy dénonce la "fraude massive" aux Assedic dont il accuse les chômeurs. Mais les gros fraudeurs, il faut les chercher chez ses amis les patrons.
vendredi 5 octobre 2007
Brèves politiques et sociales
NON AUX FRANCHISES MEDICALES
Avec les nouvelles franchises médicales, le gouvernement prépare une nouvelle ponction dans la poche des assurés sociaux. 50 centimes par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2 euros par transport en ambulance ne seront plus remboursés dans la limite annuelle de 50 euros, voire plus.
Ajouté au forfait de 1 euro par consultation, ce ne sera peut-être plus 50, mais 100 euros de dépenses de santé qui ne seront plus pris en charge par la Sécu l'an prochain.
Sarkozy prétend que cela renflouera la Sécu et « responsabilisera » les patients ou que c'est pour lutter contre le cancer et la maladie d'Alzheimer... Mais pourquoi prendre sur les revenus des malades au lieu de s'en prendre à ceux qui font des profits sur les médicaments, les trusts pharmaceutiques ?
Déjà, près de 15 % des assurés disent ne plus se soigner correctement par manque d'argent. Ce projet ne peut que rendre encore plus difficile l'accès aux soins.
Une réunion de protestation
contre les franchises médicales aura lieu :
le lundi 8 octobre à 20 h
à la FAL, rue du Vieux Saint-Louis, Laval.
Encore un cadeau au patronat parfaitement injustifié
Evron (Mayenne). La SA Fromagerie BEL qui annonçait fin 2006 un bénéfice de près de 44 millions d'euros avec une progression de 19 % par rapport à 2005 vient de se voir accorder cette année une aide financière de 2,6 millions d'euros au titre du développement industriel du groupe BEL. Cette aide lui est attribuée sous forme de subventions qui arrivent de partout : Europe, État, Région, Département, Communauté de Communes, etc...
C'est bien la preuve que lorsqu'il s'agit d'aider les patrons, il y a toujours de l'argent.
Encore des financements publics pour des entreprises privées
Laval (Mayenne). L'agglomération de Laval a le projet d’attirer des sociétés de centres d'appel en leur offrant « clés en mains » 1600 m2 de locaux situés dans l'ancien Intermarché du centre Murat de Laval. Sous prétexte de lutte contre le chômage, c’est une bonne opération pour ces entreprises qui, en échange de ce cadeau fait avec de l’argent public, n'auront sans doute rien à garantir en terme d'emplois, de salaires ni de conditions de travail pour leurs salariés.
Non à l'impôt sur la maladie
Dans une soixantaine de villes, des manifestations, rassemblements et réunions publiques ont amorcé ce week-end la protestation contre les nouvelles franchises médicales que le gouvernement veut imposer.
Ce nouvel impôt sur la maladie est d'autant plus inacceptable que nombre de gens n'arrivent déjà plus à se soigner faute d'argent.
Une manifestation nationale est prévue pour le droit à la santé et contre les attaques contre la Sécu, organisée par les associations des victimes de l'amiante, des syndicats, des partis politiques.
Lutte ouvrière s'associe à cette manifestation, samedi 13 octobre, à Paris.
lundi 3 septembre 2007
Brèves politiques et sociales
Incendies et négligences
Face au feu qui ravage la Grèce, il n'y aurait que 2 000 pompiers et quelques centaines de militaires. Pourquoi si peu de moyens ?
Et puisque la sécheresse dure depuis plusieurs mois, qu'est-ce qui empêchait le gouvernement de s'équiper en bombardiers d'eau ou en hélicoptères anti-incendies ?
Il y a deux ans, la même imprévoyance avait ravagé le Portugal. Et en France les pompiers protestent eux aussi contre leur manque de moyens.
Tous ces pays ont largement des hommes et du matériel pour faire la guerre, mais pas grand'chose pour faire face aux incendies.
Un serviteur de la bourgeoisie
Devant la mort de Raymond Barre, les politiciens de tout bord rendent hommage à son action. En le nommant Premier ministre en 1976, Giscard d'Estaing l'avait qualifié de "meilleur économiste de France".
Ce "meilleur économiste" restera dans la mémoire des classes populaires comme l'initiateur du premier plan d'austérité des trente dernières années, le "Plan Barre" au détriment du monde du travail. Plan qui a été copié et réédité de nombreuses fois par la suite.
Des SDF oui, mais invisibles
Le député-maire UMP d'Argenteuil ne veut plus que des SDF campent dans certains endroits du centre-ville. Il a voulu utiliser un produit répulsif, sorte de boule puante, pour les contraindre à vider les lieux, ce que les employés municipaux ont refusé de faire.
Tous les gouvernements successifs ont, avec le patronat, mené des politiques entraînant chômage, misère et précarité. Les SDF viennent de ces politiques soutenues notamment par le député en question.
Non seulement utiliser des répulsifs contre des humains, comme s'il s'agissait d'animaux nuisibles, c'est scandaleux mais, en plus, de la part de ceux qui fabriquent des SDF, c'est un comble !
Ceux qui tombent à l'eau
"Ce n'est pas un krach" nous disent des responsables devant la crise boursière, "l'économie n'est pas touchée".
Peut-être mais aux États-Unis, rien que dans les sociétés de crédits immobiliers, 87 000 emplois ont été supprimés depuis le début de l'année. Et des centaines de milliers de personnes sont à la rue après avoir emprunté pour acheter leur maison.
Qu'est-ce que cela sera le jour où il y aura une vraie crise...
Riches, enrichissez-vous
Le Conseil constitutionnel a rejeté le dispositif de crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts pour ceux qui avaient acheté leur logement avant la date de l'élection de Sarkozy.
Mais la ministre de l'Économie vient d'annoncer que le gouvernement va "doubler la mise" la première année pour ceux qui ont acheté depuis l'élection.
Sarkozy dit vouloir faire de la France un pays de propriétaires, mais c'est avec l'argent public qu'il le fait.
Les négriers
Le patron de l'entreprise Sogebat qui employait sans les payer des ouvriers polonais sur un chantier à Eyne dans les Pyrénées Orientales, est un habitué de ces méthodes.
Il a déjà été condamné plusieurs fois avec sursis à des amendes et à de la prison, pour avoir employé irrégulièrement des travailleurs étrangers.
Il a été mis en examen mais laissé en liberté sous contrôle judiciaire. La nouvelle loi sur les multirécidivistes ne s'appliquerait donc pas aux patrons?
Un Fillon pour deux ?
Interrogé sur TF1 sur la suppression de 22 700 postes de fonctionnaires en 2008, Fillon, a répondu : "tous les Français comprennent bien qu'on ne pourra pas améliorer les conditions de travail des fonctionnaires, si on ne réduit pas leur nombre".
On travaillerait mieux en étant moins nombreux, sans diminution de la charge de travail bien sûr ? Ce n'est pas comme cela que Fillon mettra fin au "mal-être" des fonctionnaires dont il parle par ailleurs.
samedi 28 juillet 2007
Brèves politiques et sociales
Le blé et l'argent
du blé
Les grandes surfaces laissent entendre qu'il y aurait
des hausses importantes du pain, des céréales, du lait, de certaines viandes,
etc. Cela serait dû à diverses sécheresses du globe et à la fabrication de carburants
à partir de céréales, qui diminueraient leur disponibilité sur le marché. Mais
les trusts de l'agro-alimentaire pourraient facilement maintenir les prix en
prenant sur leurs marges bénéficiaires.
Ces hausses des prix, contrairement à la sécheresse, ne tombent pas du ciel. Elles n'ont qu'un but, enrichir davantage ceux qui spéculent sur le prix des denrée
Le CNE déclaré
illégal
Deux ans après la mise en route du Contrat Nouvelle
Embauche (CNE), la cour d'appel de Paris a jugé qu'il n'était pas conforme à
une convention de l'Organisation internationale du travail.
Les juges dénoncent la période d'essai de deux ans qui "prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement" qu'aucun Etat européen n'a osé faire. Ce jugement indigne la patronne du MEDEF, mais pour les salariés, ce n'est qu'une mesure de bon sens et de justice qui en appellerait d'autres, la suppression de tout ce qui légalise la précarité.
La taille du
bouclier
Des députés de droite, ceux du "nouveau
centre", ont refusé l'élargissement du bouclier fiscal. Tous sont d'accord
pour limiter les impôts des plus riches à 50 % de leurs revenus (contre 60 %
avant). Le désaccord porte seulement sur l'inclusion ou pas de la CSG et de la
CRDS.
Cette droite se rejoint sur le fait que moins les riches paient, plus les pauvres devront être mis à contribution.
Les contribuables
paieront
Sarkozy a accompagné sa ministre de l'Economie pour
justifier auprès des autres pays européens que la France laisse filer son
déficit jusqu'en 2012. Une fois de plus le gouvernement français piétinera les
règles de gestion définies par l'Europe.
Le déficit va continuer de grandir, puisque Sarkozy va accorder de 11 à 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches du pays. Et ce sera à ceux qui n'en bénéficient pas de continuer de payer la note.
Le "tout
répressif", père de l'insécurité
A l'inverse de ses prédécesseurs, Sarkozy a refusé les remises de peine des prisonniers pour le 14 juillet. Ce système permettait de diminuer un peu en été la surpopulation des prisons. Il y a en effet 12 000 prisonniers de plus que de places disponibles, et donc des conditions de détention et d'hygiène de plus en plus déplorables. La France est le pays Européen qui enferme le plus pour des courtes peines et qui ne gère pas la réinsertion des prisonniers.
Et le durcissement pénal que le gouvernement a dans ses cartons va encore empirer cette situation, et l'insécurité et l'injustice que cela génère
samedi 7 juillet 2007
Brèves politiques et sociales
Tripatouillages statistiques
Le gouvernement pavoise. Le chômage, prétend-il,
vient de passer sous la barre des deux millions, pour la première fois depuis
1983.
En revanche, mais là le gouvernement ne s'en vante
pas, les radiations administratives de l'ANPE vont bon train. En mai, elles ont
même progressé de 5,2 % !
Le nombre de chômeurs inscrits peut baisser, pas
forcément le chômage réel.
Si même eux le disent ...
Le syndicat patronal CGPME (petites et moyennes entreprises)
réclame un "service universel" assurant aux employeurs le maintien de
tarifs d'électricité accessibles.
Les patrons savent qu'EDF leur garantissait des
tarifs avantageux. Ils ont de bonnes raisons de craindre que livrer le secteur
à la rapacité des grands groupes financiers n'aboutisse à de fortes hausses.
10 000 postes à l'Education nationale en moins
Darcos, le ministre de l'Éducation, a attendu la
veille des vacances scolaires pour annoncer qu'il supprimerait 10 000 postes en
2008 à l'Education nationale, en plus des 5 000 de cette année. Sarkozy veut
qu'il y ait moins de fonctionnaires. Mais il n'y aura pas moins de militaires.
L'armée fait partie des priorités du gouvernement. Mais pas l'éducation des
gosses des milieux populaires...
Excusez du peu !
Une comptable du siège de PSA aurait détourné de 15
à 20 millions d'euros en cinq ans. Afficher un train de vie sans rapport avec
son salaire l'a perdue. Sinon, Peugeot n'aurait peut-être encore rien remarqué.
Ah, ces grands groupes pour lesquels 20 millions d'euros de plus ou de moins,
cela ne se voit pas...
Service minimum ordinaire
Des centaines de voyageurs ont dû passer la nuit du
29 au 30 juin dans des trains ou des gares à seulement quelques kilomètres de
Paris. Le courant avait été coupé à la suite d'un incendie proche des voies et
la SNCF n'a pas été capable de secourir quelques centaines de personnes.
Ce cas exceptionnel illustre le fait que le
personnel SNCF est de plus en plus réduit. Et quand se produit un accident
fortuit, même limité, cela frise la catastrophe pour les voyageurs.
Les voleurs sont quand même gagnants
La Cour de cassation a confirmé la condamnation pour
entente sur les prix des opérateurs de téléphonie mobile SFR, Bouygues et
Orange, ainsi que l'amende globale de 442 millions d'euros. Lourde amende,
certes, mais inférieure à ce que les compères ont ainsi volé aux usagers. Et, à
part quelques milliers de plaignants, des millions de personnes lésées ne
toucheront rien.
Morale de l'affaire : même en cas d'amende, il est
plus avantageux aux opérateurs de tricher sur leurs tarifs.
La de-dette qui grimpe
La dette publique atteint un record : 65 % du
produit intérieur brut. Il faudrait que tout le pays travaille les deux tiers
d'une année rien que pour la rembourser.
Les derniers cadeaux aux riches et au patronat de
Sarkozy joints à des multiples autres faveurs fiscales depuis des dizaines
d'années ont produit ce gouffre.
Nos gouvernants tirent une traite sur l'avenir. Et
ce sont les générations futures des classes populaires qui la paieront aux
organismes financiers qui prêtent de l'argent à l'Etat pour qu'il le refile
ensuite au patronat.
Heures supplémentaires même pas payées
Une factrice de Seine-et-Marne doit toucher plus de
23 000 euros et bénéficier de 35 semaines de repos. Cela compense un tas
d'heures supplémentaires que La Poste ne lui a pas payées de 2002 à 2006, ainsi
que des heures de repos non prises.
La Poste a préféré tout verser avant que l'affaire
vienne devant le tribunal des prud'hommes. Mais il existe de nombreux autres
cas de type, et pas qu'à la Poste.
"Travailler plus pour gagner plus" clame Sarkozy. Que les patrons payent déjà ce qu'ils doivent ! Et au lieu d'imposer des heures supplémentaires, mieux vaudrait embaucher le personnel qui fait défaut.
lundi 4 juin 2007
Brèves politiques et sociales
Tour de passe-passe
Même Forgeard a dû rigoler en entendant Sarkozy
parler de supprimer les parachutes dorés. D'abord, la loi n'est pas
rétroactive. Ensuite, elle ne s'appliquera pas aux entreprises de droit
étranger.
Or, EADS-Airbus est une société de droit
néerlandais. C'est l'aubaine pour ses dirigeants et gros actionnaires qui
avaient eu le feu vert du gouvernement Jospin pour immatriculer leur groupe à
l'étranger.
Bien des entreprises le font qui échappent ainsi à la loi, aussi peu méchante soit-elle pour les hommes du capital.
Parachutes dorés
Sarkozy a annoncé une loi censée interdire les
parachutes dorés, comme celui de 8,4 millions d'euros dont a profité
l'ex-coprésident d'EADS, Noël Forgeard.
Il prétend que cela va "moraliser" le
monde des PDG. Mais cela n'inquiète pas ses amis du grand patronat.
Les Bouygues, Lagardère, Pinault, Arnaud, Bolloré,
etc., sont aussi propriétaires de leur groupe. Et, bien plus riches et protégés
que de simples PDG, ils n'ont pas besoin de ces parachutes dorés.
La poste bancale
Une fois de plus La Poste est condamnée pour avoir
multiplié les CDD d'une postière. En neuf ans, une guichetière du Tarn avait
enchaîné 150 CDD ! La Poste devra lui verser 13 800 euros d'indemnités et
augmenter son salaire de 15 ou 20 %.
La Poste du Tarn devrait être à nouveau sur la
sellette, cette fois pour 247 CDD enchaînés par un autre postier ! Voilà
comment une entreprise d'Etat piétine le droit du travail et entretient la
précarité de ses employés.
Baisse d'impôts annoncées pour les riches
Revoilà le temps de la déclaration d'impôt. Du
coup, le gouvernement reparle de ses promesses sur l'impôt sur les successions,
le bouclier fiscal à 50 % et la baisse de l'impôt des sociétés.
Comme les baisses d'impôt du passé, cela profitera
aux plus riches. Car pour qu'un salarié soit imposé de plus de la moitié de ses
revenus, encore faudrait-il qu'il ait une paye de PDG ou de ministre.
La "rupture" dans la continuité
Le gouvernement nouveau est arrivé. On nous dit que
c'est un gouvernement d'ouverture parce qu'on y retrouve un opportuniste venu
de la gauche comme Kouchner.
Mais, à côté d'une poignée de nouveaux, il est
surtout composé de chevaux de retour de la droite : Fillon, Juppé,
Alliot-Marie, Borloo, Bachelot, Bertrand, Darcos, Lagarde, déjà ministres sous
Villepin, Raffarin et même Balladur !
Fillon veut s'attaquer aux régimes spéciaux de retraite. Son projet mérite la même riposte que celui de Juppé, en 1995, qui s'y était cassé les dents !
samedi 2 juin 2007
Brèves politiques et sociales
Parité ?
Sarkozy se vante d'avoir un gouvernement qui
respecte la parité hommes-femmes.
Mais l'UMP, le parti de Sarkozy, ne présente que 38
% de femmes aux législatives. Le PS fait un peu mieux mais, comme l'UMP,
présente souvent des femmes dans des circonscriptions difficiles à gagner.
Lutte Ouvrière n'a pas attendu la loi sur la parité (que les grands partis ne respectent pas) pour présenter autant de femmes que d'hommes, ce qui est tout simplement normal.
Maisons de retraites: Promesses non tenues
Selon un sondage paru dans la presse, les maisons
de retraite n'ont pas la cote.
96 % des sondés disent que ça coûte trop cher. 86 %
qu'il n'y a pas assez de places.
Après la canicule meurtrière de l'été 2003, les
gouvernants avaient déclaré que le sort des personnes âgées aurait la priorité.
Et ils en avaient profité pour voler un jour de travail aux seuls salariés.
Malgré tout cela, des maisons de retraite pour tous ceux qui en ont besoin, bon marché et avec un personnel suffisant, cela reste du domaine du rêve.
Baisse d'impôts annoncées pour les riches
Revoilà le temps de la déclaration d'impôt. Du
coup, le gouvernement reparle de ses promesses sur l'impôt sur les successions,
le bouclier fiscal à 50 % et la baisse de l'impôt des sociétés.
Comme les baisses d'impôt du passé, cela profitera aux plus riches. Car pour qu'un salarié soit imposé de plus de la moitié de ses revenus, encore faudrait-il qu'il ait une paye de PDG ou de ministre.
La "rupture" dans la continuité
Le gouvernement nouveau est arrivé. On nous dit que
c'est un gouvernement d'ouverture parce qu'on y retrouve un opportuniste venu
de la gauche comme Kouchner.
Mais, à côté d'une poignée de nouveaux, il est
surtout composé de chevaux de retour de la droite : Fillon, Juppé,
Alliot-Marie, Borloo, Bachelot, Bertrand, Darcos, Lagarde, déjà ministres sous
Villepin, Raffarin et même Balladur !
Fillon veut s'attaquer aux régimes spéciaux de retraite. Son projet mérite la même riposte que celui de Juppé, en 1995, qui s'y était cassé les dents !
dimanche 20 mai 2007
Brèves politiques et sociales
4 800 suppressions d'emploi annoncées
chez PSA
Après Airbus, Alcatel-Lucent, c'est maintenant la
direction de Peugeot-Citroën qui annonce la suppression de 4 800 postes de
travail. La presse boursière a applaudi.
Ces suppressions d'emplois sont d'autant plus scandaleuses que le groupe PSA est florissant : sept milliards de bénéfices sur les cinq dernières années. Et la direction a déjà prévu d'augmenter la production alors qu'elle veut réduire les effectifs.
Chirac en dépôt de bilan
Chirac passe la main après douze ans de présidence.
D'un côté, quelque 7 millions de pauvres, des millions de chômeurs, des emplois précaires en nombre accru, la baisse du pouvoir d'achat, la crise du logement. De l'autre, les profits des entreprises et les dividendes boursiers qui explosent. Son bilan est vite fait : la fracture sociale qu'il prétendait réduire s'est élargie.
Le milliardaire et ses amis bien placés
Le prêt à Sarkozy du yacht de Vincent Bolloré, un
des hommes les plus riches du monde, a fait jaser. Et le groupe Bolloré a beau
prétendre n'avoir "aucune relation commerciale avec l'Etat français",
il ment.
Il a des contrats avec les ministères de la Défense
et des Affaires étrangères, et avec des entreprises publiques. Et en Afrique,
où il possède des plantations et contrôle des ports en Côte-d'Ivoire, au Nigeria
et au Gabon, ses intérêts sont bien défendus par les militaires français.
Et prêter son yacht au nouvel élu, ça peut entretenir l'amitié, et les affaires.
Les services publics menacés
Revenu de sa retraite dorée, Sarkozy s'active à
concocter son gouvernement. L'un des objectifs annoncés est de s'en prendre à
différentes catégories de fonctionnaires. Les douaniers sont sur la sellette,
mais pas seulement. Sarkozy veut supprimer un poste de fonctionnaire pour deux
partant en retraite.
Dans bien des secteurs, l'hôpital, La Poste, la SNCF, on travaille en sous-effectif. Autant dire que la situation des services publics va continuer de se dégrader, là où il aurait fallu au contraire chercher à l'améliorer pour le bien de tous.
mardi 15 mai 2007
Brèves politiques et sociales
Sarkozy à l'usine
Accompagné d'une cohorte de journalistes, Sarkozy s'est rendu dans une usine métallurgique près de Valenciennes. Là, il a renouvelé son numéro du "candidat de la France qui bosse dur". Sa démagogie n'a pourtant pas rencontré l'approbation qu'il attendait, en dehors de celle des directeurs de cette usine.
Les travailleurs à qui l'on interdit de faire de la politique dans les entreprises pourront toujours se servir de ce précédent.
Chômage : communiqué électoral
Selon le ministre de l'Emploi, les chiffres du chômage auraient reculé pour s'établir à 2 036 600.
A quelques jours du 2e tour cette annonce n'est pas innocente. Chacun peut voir que la réalité est bien différente, alors que les suppressions d'emplois continuent de plus belle.
Des statisticiens du ministère ont d'ailleurs fait grève pour dénoncer ces manipulations de chiffres. "C'est pas les chiffres qu'il faut truquer, c'est le chômage qu'il faut baisser" expliquaient-ils. Et ils savent de quoi ils parlent.
dimanche 13 mai 2007
Brèves politiques et sociales
Ceux qui empochent et ceux qui bossent
L'ex dirigeant d'EADS-Airbus Noël Forgeard n'est pas le seul à avoir vendu des paquets d'actions, avant que les cours ne s'effondrent suite à l'annonce des déboires de l'A 380. Plusieurs hauts cadres de la boîte ont été convoqués par la police financière pour "délit d'initié".
Ces dirigeants ont empoché des sommes oscillant entre 365 000 et 1,1 million d'euros, Forgeard et sa famille encaissant eux, 2,5 millions.
On comprend la colère des salariés d'Airbus quand la direction du groupe leur a annoncé pour cette année une prime de participation de... 2,88 euros.
Le gouvernement épinglé
Le gouvernement vient de rendre public un rapport sur l'aide médicale d'Etat (AME) destinée aux étrangers sans titre de séjour. Contrairement à la démagogie de Sarkozy reprise à Le Pen, ce rapport indique que cette aide n'est pas une source d'abus et qu'elle est nécessaire.
Ce rapport reproche au gouvernement d'avoir insuffisamment budgété l'AME et d'avoir multiplié les tracasseries pour que les sans-papiers ne puissent en bénéficier pleinement. Il exige que l'Etat paye ses dettes à l'assurance-maladie comme il s'y était engagé et qu'il double le budget de l'AME.
On rêve de rapports identiques pour tous les postes sociaux du budget !



