mardi 28 avril 2009
1er mai
Lutte Ouvrière appelle à participer nombreux aux manifestations du 1er mai.
Lutte Ouvrière donne rendez-vous à tous ses camarades et amis devant la salle polyvalente, place de Hercé, a partir de 11h
jeudi 2 avril 2009
Derrière les serviteurs grassement payés, il y a les vrais maîtres de l’économie
Le gouvernement a présenté ce lundi le décret encadrant les rémunérations des dirigeants d’entreprise. Oh, pour un PDG, il n’y a pas de quoi sauter par la fenêtre de son bureau car ses revenus restent quand même très confortables ! De plus, le décret ne concerne que les entreprises ayant bénéficié d’une aide directe officielle de l’Etat et ne s’applique que jusqu’en 2010. Mais, dans cette période de crise, où se multiplient les licenciements, où un nombre croissant de travailleurs perdent leur emploi et leur salaire et se retrouvent avec de dérisoires allocations de chômage avant d’en être réduits au RMI, les sommes extravagantes versées aux PDG licencieurs et aux banquiers faillis en guise de bonus, de stock-options et autres parachutes dorés, sont ressenties comme une provocation.
C’est cette indignation que Sarkozy et ses ministres essaient de détourner et de canaliser pour se faire passer pour des chevaliers blancs du combat contre les “excès” du patronat. Les dits “excès” n’étant pas les licenciements, l’écrasement des salaires des travailleurs, mais les émoluments trop élevés des PDG et des hauts cadres. Depuis quelques semaines, Sarkozy se livre avec Parisot, la présidente du Medef, à un véritable numéro de duettistes sur l’air de “je t’aime, moi non plus”, destiné à le faire passer, lui, avec ses amitiés patronales affichées, pour un justicier capable de s’en prendre aux patrons.
Toute cette agitation est relayée par les médias. Elle l’est aussi, à sa façon, par l’opposition socialiste qui se contente de discuter de l’étendue de l’encadrement des stock options et autres bonus ou de la durée de leur application. Mais ce n’est que de la poudre aux yeux.
La veille même de la présentation du décret gouvernemental, Streiff, futur ex-PDG du trust Peugeot-Citroën, a été démis de ses fonctions par le conseil de surveillance de la société, c’est-à-dire, pour l’essentiel, par la famille Peugeot. Cette décision, qui semble avoir surpris Streiff lui-même, montre qui sont les vrais maîtres de l’économie. Streiff et ses semblables ne sont que des serviteurs, grassement payés certes pour exécuter les basses oeuvres des actionnaires, mais sont quand même des serviteurs.
L’ex-PDG de Peugeot-Citroën ne sera pas pleuré par les milliers d’intérimaires dont il s’est débarrassé et qui se retrouvent aujourd’hui dans la galère.
Toute cette affaire montre que ceux que les travailleurs auront à combattre ne sont pas seulement ceux qui s’exposent en public, ni les dirigeants politiques, ni même les hauts cadres. Les uns comme les autres sont payés pour assumer les conséquences de la politique qu’ils sont chargés d’appliquer par ceux qui tirent les ficelles.
Et lorsque les travailleurs seront engagés dans une lutte plus ample, large, puissante, susceptible d’inverser le rapport de forces entre le patronat et les travailleurs et d’imposer des revendications immédiates, urgentes, comme le maintien des emplois par l’interdiction des licenciements et par la répartition du travail entre tous ou la hausse générale des salaires et des retraites, il faudra aussi qu’ils mettent en avant une exigence plus fondamentale, mettant réellement en cause le pouvoir absolu des actionnaires.
Cette exigence, c’est la levée du secret industriel et bancaire, la suppression du secret des affaires afin que les travailleurs aient la possibilité de contrôler et de rendre publique la comptabilité des entreprises. Il faut que tous ceux qui sont concernés par la stratégie d’une entreprise, par ses projets de suppression d’emplois ou de délocalisation, ses propres travailleurs, ses usagers, les consommateurs et la population puissent être informés pour avoir les moyens de réagir à temps.
L’ennemi du taureau dans l’arène n’est certainement pas la muleta qu’on brandit devant son museau, mais le torero qui est derrière et qui tient l’épée. Ceux dont les travailleurs ont à contester le pouvoir absolu sur les entreprises, ce ne sont pas les hommes de main, mais leurs maîtres, les gros actionnaires, les propriétaires, leurs conseils d’administration. Pouvoir dévoiler leur duplicité, c’est montrer qu’il est possible de faire payer la crise à ses véritables responsables, et pas aux travailleurs.

Arlette Laguiller
mercredi 1 avril 2009
La Fête de Lutte Ouvrière
30 et 31 mai, 1er juin à Presles (Val-d'Oise):
La Fête de Lutte Ouvrière
La Fête de Lutte Ouvrière se déroulera à Presles, petite ville du Val-d'Oise à 30 km au nord de Paris, dans un grand parc boisé de 13 hectares. Elle sera ouverte le samedi 30 mai, de 11 heures à 23 heures puis, sans arrêt, du dimanche 31 mai à 9 heures, jusqu'au lundi 1er juin à 20 heures.
Pour se rendre à la Fête, le plus facile est de prendre les cars gratuits qui partent du métro Saint-Denis-Université, terminus de la ligne 13. Avec les cars, pas de souci de déplacement ni de stationnement, difficile dans le village de Presles. Ils vous déposeront à l'entrée de la Fête et fonctionneront aux mêmes horaires que la Fête. On peut aussi venir par le train depuis la gare du Nord (la Fête est à 900 mètres de la gare de Presles).
Tous les concerts (sur deux scènes et dans les allées et places de la Fête), les cinémas (deux cinémas permanents), les spectacles (à la Guinguette ou au Caf'Conc'), les animations, les forums, les conférences et la plupart des jeux sont gratuits. Parmi les deux cents stands, des dizaines proposent des spécialités de toutes les régions et de nombreux pays, à des prix très raisonnables.
Les plus jeunes peuvent être accueillis, selon leur âge, dans une garderie pour les plus petits ou une Cité des jeunes pour les plus de 3 ans. Ils seront, dans les deux cas, entourés de personnes compétentes.
La Fête réunit plusieurs attractions :
- Le Village médiéval, avec les démonstrations de ses jongleurs, de ses artisans ou de ses chevaliers.
- La Cité des Sciences, où vous pourrez assister à des démonstrations scientifiques, interroger les conférenciers et vous familiariser, souvent en vous amusant, avec différents domaines : arithmétique, astronomie, biologie, chimie, évolution, physique et recherche fondamentale.
- Le Carrousel de la connaissance, consacré cette année à Darwin et à son livre L'origine des espèces par le jeu de la sélection naturelle, publié il y a 150 ans.
- L'Arboretum et sa visite guidée au milieu de 110 espèces d'arbres différents, sur le thème « Les arbres, ces êtres étonnants ».
- Le Parcours dans les arbres, l'autre façon d'aborder le thème de l'arbre, avec ses échelles, ponts de singe, tyroliennes, tout ce qui permet d'avoir peur... en toute sécurité, grâce à des moniteurs diplômés sur un parcours agréé (l'accès, gratuit, est cependant soumis à des conditions d'âge et de taille).
- Plusieurs librairies qui présenteront un important choix de livres, des ouvrages politique, mais aussi des romans, des essais scientifiques et, bien sûr, toutes les publications de Lutte Ouvrière.
Enfin, la Fête de Lutte Ouvrière est aussi un rassemblement politique qui se déroulera en présence de nos porte-parole Nathalie Arthaud et Arlette Laguiller. Nathalie Arthaud prendra la parole lors des meetings du dimanche 31 mai et du lundi 1er juin.
C'est également un lieu de débats où des écrivains et des historiens présenteront leurs derniers ouvrages. Plusieurs forums permettront aussi de faire connaissance avec les idées des organisations invitées, comme notre organisation sœur aux Antilles, Combat Ouvrier. Ses militants raconteront ce qu'ont été les luttes des travailleurs antillais lors des récentes grèves générales.
Le plus difficile dans cette Fête, on l'aura compris, est d'arriver à tout voir !
Commandez vite votre carte !
Jusqu'au 23 avril, les cartes d'entrée sont disponibles au prix unitaire de 10 euros.
Vous pouvez vous les procurer, ainsi que des bons d'achat d'une valeur de 5 euros, mais vendus 4 euros :
- soit auprès de nos camarades
- soit en écrivant à : Lutte Ouvrière - BP 233 - 75865 Paris Cedex 18
Indiquer, dans votre courrier, le nombre de cartes demandées, et
joindre un chèque du montant voulu à l'ordre de Lutte Ouvrière. Ne pas
oublier d'indiquer l'adresse d'expédition.
Envoi franco.










