Les amis de LO en Mayenne

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jeudi 19 mars 2009

Après le succès du 19 mars, amplifier la mobilisation

La participation aux manifestations du 19 mars a été encore plus nombreuse que celles du 29 janvier, et les débrayages plus largement suivis. Parmi les manifestants, nombreux ont été les salariés du privé, en particulier ceux venant d’entreprises sous la menace de fermeture ou de licenciements.

Le succès de cette journée est une indication sur la colère qui monte dans la classe ouvrière devant les licenciements,les fermetures d’entreprises, l’insuffisance des salaires et des retraites, et toutes les mesures anti-ouvrières prises par le gouvernement.

En se mobilisant nettement plus largement que le 29 janvier, les travailleurs ont fait du 19 mars une étape dans une mobilisation qui va en croissant. Les directions syndicales doivent en tirer la conclusion qui s’impose !

La mobilisation doit continuer, s’élargir, s’amplifier, attirer un nombre croissant de travailleurs, afin de déboucher sur une grève générale. C’est la seule voie pour imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire pour sauver les emplois, l’augmentation conséquente des salaires et des retraites et le financement de tout cela par les profits présents et passés.

Nathalie Arthaud
Arlette Laguiller

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samedi 14 mars 2009

Manifestation le 19 mars

JEUDI 19 MARS
10 H 45

Rassemblement à Laval,
Square de Boston

Lutte Ouvrière appelle  appelle à participer le plus nombreux possible aux grèves et aux manifestations du jeudi 19 mars.
Il faut, bien sûr, tout faire pour que la journée de grève et de manifestations du 19 mars, appelée par les syndicats, soit un succès. Mais il est plus important encore qu’elle soit suivie par d’autres journées de mobilisation jusqu’à ce qu’elles confluent dans la grève générale jusqu’à satisfaction.

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Se préparer pour le 19 mars... et pour la suite indispensable

            

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“On va s’en sortir”, vient d’assurer la présidente du Medef Laurence Parisot en parlant de la crise. Mais, qui est ce “on” ? S’il s’agit du patronat, elle a toutes les raisons d’être optimiste. L’Etat fait tout ce qu’il faut pour cela. Mais quels sont les travailleurs qui pourraient partager cet optimisme ? Sûrement pas ceux qui sont déjà mis à la porte de leur entreprise et qui, en perdant leur salaire, ont perdu leur unique moyen d’existence. Pas plus ceux qui sont menacés de licenciement, la quasi-totalité des salariés !

Les grands patrons ont des raisons d’être optimistes. Ceux des plus grandes entreprises en premier lieu, celles du “CAC 40". Avec 54 milliards de profit, 2008, malgré la crise, a été une bonne année. Pour beaucoup d’entre elles, non seulement la crise n’est pas une catastrophe, mais une opportunité d’absorber d’autres entreprises plus vulnérables.

Quant aux autres, les banques qui sont en difficulté du fait de leurs propres spéculations, ou l’automobile, du fait que son marché s’écroule car les consommateurs des classes populaires n’ont pas de quoi se payer un véhicule, elles n’ont pas à s’en faire. Elles n’ont même pas à tendre la sébile pour que l’Etat vienne à leur rescousse.

Mais que les grandes entreprises s’en sortent malgré la crise ne signifie certainement pas que leurs travailleurs s’en sortent. C’est même l’inverse. Pour permettre aux grandes entreprises de s’en sortir, le grand patronat et le gouvernement sont en parfait accord pour prendre sur les classes populaires. Les aides de l’Etat aux entreprises sont accordées au détriment d’autres postes du budget. Plus d’argent pour les entreprises, c’est nécessairement moins d’argent pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les transports, pour la protection sociale, pour les services publics utiles à tous.

Et, en quoi les travailleurs devraient-ils se réjouir qu’une entreprise garde ses profits si c’est en diminuant la masse salariale par le blocage des salaires, la diminution de ses effectifs ou le chômage partiel ?

La présidente du Medef ne sait pas plus que quiconque quelle sera l’évolution ultérieure de la crise. Ni plus ni moins que Fillon qui, au contraire, affirme : “La crise sera une crise longue, ce sera une crise dure”. Le problème des travailleurs n’est pas de spéculer sur la durée de la crise d’une économie imprévisible même pour ses profiteurs. Il est d’empêcher que la classe capitaliste et le gouvernement n’en fassent payer le prix aux classes populaires.

Il faut empêcher le patronat de compenser le recul de ses marchés par les licenciements. Il n’y a aucune raison, à part l’intérêt de classe de la bourgeoisie, qu’une entreprise qui vend moins licencie une partie de ses travailleurs. Ce n’est pas aux travailleurs, à leurs salaires, à leur emploi, c’est-à-dire à leur droit à la vie, de servir de “variable d’ajustement” par rapport aux fluctuations du marché. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Et pour financer cela, il faut prendre sur les profits présents ou passés. C’est là encore qu’on peut trouver l’argent pour les augmentations de salaire indispensables .

C’est impossible en période de crise, répètent tous les commentateurs dévoués aux riches. Mais ce n’est impossible que si l’on décrète qu’il ne faut toucher ni aux profits ni aux dividendes des actionnaires.

La classe capitaliste ne cédera pas de son plein gré. Il n’y a qu’à voir comment les patrons de Guadeloupe et de Martinique se battent bec et ongles pour éviter de payer les 200 euros d’augmentation revendiqués par la grève générale. Si, en Martinique, la grève continue car l’accord n’a pas été obtenu, en Guadeloupe, elle continue pour en imposer l’application.

Ce qui se passe aux Antilles ne peut pas se faire ici, affirment les bonnes âmes. Mais, ici aussi, en métropole, les seules fois où les travailleurs ont fait reculer le patronat et le gouvernement, c’est lorsqu’ils se sont lancés en grève générale, en 1936 et en 1968.

Alors, il faut, bien sûr, tout faire pour que la journée de grève et de manifestations du 19 mars, appelée par les syndicats, soit un succès. Mais il est plus important encore qu’elle soit suivie par d’autres journées de mobilisation jusqu’à ce qu’elles confluent dans la grève générale jusqu’à satisfaction.

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Arlette Laguiller

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samedi 7 mars 2009

Vive la lutte des travailleurs de Guadeloupe, de Martinique et de La Réunion

Lutte Ouvrière se réjouit de la victoire des travailleurs de Guadeloupe qui ont imposé la plupart des revendications qu’ils ont avancées au début de leur mouvement, notamment l’augmentation de 200 euros des bas salaires, ainsi que de la détermination de ceux de Martinique qui sont, de leur côté, en train de faire reculer le patronat et le gouvernement.

Même en Guadeloupe, les travailleurs restent, à juste raison, mobilisés car la lutte n’est pas encore terminée. Reste à imposer l’application de l’accord aux patrons récalcitrants et maintenir le rapport de forces créé par la grève générale.

Les travailleurs de Guadeloupe ont réussi parce qu’ils ont eu le courage de se lancer dans une grève générale et la détermination de la mener jusqu’au bout.

Le fait qu’il aura fallu 44 jours de grève générale montre l’arrogance du patronat, en particulier le plus grand, représenté par le Medef, et le soutien qu’il a trouvé auprès des autorités locales et du gouvernement. Mais il montre aussi que la grève générale illimitée peut faire reculer les possédants et leurs serviteurs politiques.

La démonstration vaut pour La Réunion qui vient de se mettre en grève à son tour. Elle vaut aussi pour la métropole. Ici comme là-bas, seule une grève générale jusqu’à satisfaction des exigences vitales des travailleurs peut faire reculer patronat et gouvernement.

Nathalie Arthaud

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vendredi 6 mars 2009

Le seul moyen de faire reculer patronat et gouvernement : la grève générale

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Les charlatans qui nous gouvernent répétaient encore il y a quelques jours qu’ils tablaient pour l’année en cours sur la croissance économique, faible certes mais croissance quand même. Eh bien, non, ce n’est pas une progression mais un franc recul, le pire depuis 1945 ! Du coup, le gouvernement le reconnaît mais en ajoutant que c’est encore pire chez les voisins.

C’est à voir, tant ils mentent comme des arracheurs de dents ! Mais, de toute façon, qu’est-ce que cela peut faire ce “moins pire que pire” pour les dizaines de milliers de licenciés qui sont venus s’ajouter à ceux qui sont au chômage depuis plus longtemps ? Qu’est-ce que cela peut faire pour les intérimaires mis à la porte sans même qu’ils soient comptabilisés comme licenciés ? Ou pour les travailleurs des entreprises sous-traitantes sur lesquelles les grandes entreprises de l’automobile rejettent leurs problèmes ? Qu’est-ce que cela peut faire pour les 1 100 travailleurs de Continental à Clairoix, dans l’Oise, menacés de la fermeture complète de leur usine ?

La crise est mondiale, répètent tous les dirigeants du monde, en manière d’excuse. Oh, le constat est incontestable ! Même la plus puissante économie du monde, les États-Unis, chancelle. Après la crise financière qui a ébranlé ses banques, voila la production industrielle qui s’effondre !

Et c’est pire encore dans les pays d’Europe de l’Est, menacés tout à la fois d’un effondrement de leur production et d’une faillite bancaire généralisée. Une faillite qui se répercutera en retour sur les banques d’Europe occidentale, propriétaires de la plupart des banques d’Europe de l’Est.

Alors oui, la crise est mondiale ! Les dirigeants politiques des pays capitalistes ne peuvent manifestement pas l’arrêter. Ils sont même incapables, un jour, de prévoir de quoi sera fait le lendemain.

Le capitalisme, c’est un système économique qui n’est pas seulement injuste parce que basé sur l’exploitation. Il est de plus incontrôlable, imprévisible, même pour ceux qui le dirigent et en profitent.

Mais ce qui n’est pas inévitable, c’est que les maîtres de l’économie, responsables de la crise, les groupes industriels et bancaires, parviennent à sauver leur mise, voire continuent à s’enrichir avec l’aide des États, au détriment des classes populaires.

On ne peut pas compter sur les gouvernements même seulement pour répartir un peu les sacrifices entre la classe capitaliste et les salariés. Ils sont corps et âme au service de la bourgeoisie possédante.

Si les travailleurs ne veulent pas payer les frais de la crise, il faut qu’ils imposent les revendications indispensables pour ne pas être poussés vers la misère et la déchéance.

La diminution de la production, par exemple, est un effet de la crise. Mais, en revanche, les licenciements peuvent être empêchés en imposant la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Il y a de l’argent pour financer cela, à condition d’imposer que les profits présents ou passés soient consacrés à maintenir les emplois et à augmenter les salaires plutôt qu’à être distribués en dividendes aux actionnaires.

La grève générale en Guadeloupe et en Martinique montre qu’il faut beaucoup de courage et de détermination pour faire reculer le patronat et le gouvernement. Mais il n’y a pas d’autre voie. Le patronat ne lâchera rien sans être contraint et forcé. Il ne lâchera rien, sauf s’il craint de perdre bien plus que cela lui coûterait de satisfaire les revendications vitales du monde du travail destinées à préserver l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il serait utopique de croire qu’il est possible d’imposer cela au patronat et au gouvernement sans une grève générale illimitée jusqu’à satisfaction des revendications avancées.

La journée de grève et de manifestation proposée par les directions syndicales pour le 19 mars ne sera considérée comme une menace par ceux qui dirigent l’économie et l’État qu’à condition qu’elle soit une nouvelle étape dans la mobilisation.

Le 19 mars doit être un succès, mais il faut surtout qu’il soit un tremplin pour des grèves de plus en plus massives jusqu’à ce qu’elles se rejoignent dans la grève générale.

Arlette Laguiller

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lundi 2 mars 2009

Réunions publiques

Face à la faillite du capitalisme, actualité du communisme,avec Nathalie ARTHAUD

et la participation d’Arlette LAGUILLER

 

  • PARIS, vendredi 6 mars 2009
  • ORLÉANS, samedi 7 mars 2009
  • LILLE, mercredi 11 mars 2009
  • NANTES, vendredi 13 mars 2009
  • NANCY, dimanche 15 mars 2009
  • GRENOBLE, mardi 17 mars 2009
  • LYON, mercredi 18 mars 2009
  • DIJON, vendredi 20 mars 2009

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